En 1997, Tiger Woods réalise un trou-en-un au 16 du TPC Scottsdale pendant le troisième tour du Phoenix Open. Ce coup célèbre ne lui donne pas la victoire du tournoi : le vainqueur de l’édition est Steve Jones. Il faut distinguer l’exploit sur un trou du résultat de la compétition.

Le coup : un fer 9 sur le par 3 du 16

Selon le PGA TOUR, Woods utilise un fer 9 sur ce trou joué à 152 yards, soit environ 139 mètres. La balle effectue deux rebonds avant de tomber dans le trou. Woods a alors 21 ans. Source : les aces mémorables du 16, PGA TOUR.

tiger woods

Qui a gagné le Phoenix Open 1997 ?

Steve Jones remporte le tournoi avec un total de 258 coups, soit 26 sous le par. Le palmarès officiel du PGA TOUR confirme ce résultat. Présenter le trou-en-un de Woods comme le coup ayant « scellé sa victoire » est donc incorrect. Source : palmarès du Phoenix Open.

Pourquoi parle-t-on d’un « ace » ?

Dans le vocabulaire du golf, ace signifie trou-en-un : la balle entre dans le trou dès le coup de départ. Ce n’est pas le nom d’un tournoi « ACE TPC Scottsdale ». Sur un par 3, un coup correspond à deux coups sous le par, donc à un eagle.

Pour distinguer ces termes de birdie, par et albatros, consultez notre glossaire du golf.

Un souvenir qui dépasse le classement

L’organisateur du Phoenix Open rappelle cet ace parmi les moments marquants du 16 et précise que Woods n’a été ni le premier ni le dernier à y réussir un trou-en-un. Source : hommage aux aces du 16.

Pour revoir le contexte et les témoignages, le récit rétrospectif du PGA TOUR rassemble les souvenirs de cette scène. Il ne faut pas transformer ces témoignages en une analyse non documentée de la préparation ou de l’état mental de Woods.

Ce qu’un amateur peut en retenir

Les 152 yards décrivent le coup de cet événement, pas une distance à reproduire avec votre propre fer 9. Pour choisir un club, utilisez vos distances observées et les conditions du jour plutôt que le numéro du club d’un champion.

À retenir : Woods signe un ace au troisième tour ; Steve Jones gagne le tournoi. Ce sont deux faits distincts, et c’est précisément cette distinction qui permet de raconter correctement l’événement.